
Écrit par Romain Mazzotti
- Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade, a frôlé la mort dans un accident de piscine.
- Un plongeon carpé dans une piscine presque vide a brisé sa colonne vertébrale.
- Sa carrière de slameur est née de cette épreuve qui l’a laissé partiellement paralysé.
Sur scène Grand Corps Malade impose une élégance et une force poétique rares mais derrière son sourire se cache le souvenir d’une chute vertigineuse qui a métamorphosé un espoir du basket en poète résilient. L’histoire aurait pu s’arrêter brutalement avant que la scène ne devienne son ultime refuge. Il a fallu un terrible accident pour que Fabien Marsaud devienne le slameur à la canne que des foules entières scandent.
Durant les dernières Francofolies de La Rochelle, l’ambiance a été particulièrement électrique autour de Grand Corps Malade. Les fans ont chanté mot pour mot ses morceaux. D’ailleurs, le co-auteur de Je t’aime avec Camille Lellouche a présenté un nouveau morceau intitulé J’en ai pas encore fini. Une annonce couplée à une tournée prévue pour 2027 a électrisé la foule, confirmant un amour inconditionnel pour l’artiste.
Un accident de piscine change le cours de sa vie
Le 16 juillet 1997, Fabien Marsaud a effectué un plongeon carpé dans une piscine au niveau d’eau insuffisant lors d’une colonie de vacances à Saint-Jean-de-Monts. Sa tête a heurté le fond avec violence. Les vertèbres cervicales se sont fracturées et la moelle épinière a été touchée, entraînant une paralysie quasi-totale.
Les secours l’ont évacué en urgence par hélicoptère. Il a subi une trachéotomie dont il garde encore la cicatrice. Les médecins ont estimé qu’il avait de fortes chances de rester paralysé à vie. Cette sentence a plongé le jeune homme dans un long coma. Il en est ressorti métamorphosé avec une créativité artistique insoupçonnée.
Lire aussi : Adeline Blondieau accuse Johnny Hallyday de l’avoir abusée à 14 ans et elle pulvérise Amanda SthersLa résilience de Fabien Marsaud se reflète dans son art
Après avoir sublimé sa convalescence dans Patients, le slameur a poursuivi son immersion dans le septième art avec La vie scolaire. Il a mis en scène un étudiant en difficulté, une histoire directement inspirée de sa propre vie, et a donné sa chance à de jeunes talents en banlieue. L’accident tragique de 1997 n’avait brisé ni sa créativité ni sa volonté de tendre la main aux invisibles du système.
Par la suite Grand Corps Malade a continué à créer, prouvant que l’épreuve avait forgé sa carrière. Il reste une figure centrale de la scène slam française.










