
Écrit par Romain Mazzotti
Pierre Arditi, acteur de quatre-vingts ans, a récemment accordé une interview à la radio RTL pour discuter de son autobiographie intitulée Le Souvenir de presque tout. Cet ouvrage explore son passé, notamment son rapport aux relations familiales et sa perception du temps. L’artiste y aborde également un sujet rarement évoqué publiquement : une addiction qui aurait pu avoir des conséquences tragiques.
Les jeux d’argent constituent une addiction souvent méconnue du grand public. Selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, plus de la moitié des adultes français ont participé à des jeux de hasard en 2023. Environ 4,9 % des joueurs développent une problématique de dépendance, affectant 2,5 % de la population adulte. Cette addiction aurait pu coûter la vie à Arditi.
Pour l’acteur, le jeu problématique n’était pas le poker traditionnel, mais le chemin de fer, un jeu de cartes similaire au baccara. Lors de son apparition radiophonique, il a confié à Stéphane Boudsocq des propos saisissants : sans cette rupture, il aurait envisagé l’irréparable. Il affirme que seule l’interruption de cette pratique lui a permis de survivre psychologiquement à cette période sombre.
Le moment décisif de son sevrage s’est produit lors d’une solitude forcée. Quand sa femme Evelyne Bouix et son fils s’absentèrent en vacances, Arditi fut confronté à son reflet dans le miroir. Son apparence physique l’horrifia profondément. Il reconnaît que son amour-propre personnel l’a sauvé d’une destruction totale. Cette prise de conscience lui permit de comprendre qu’il devait reprendre contrôle de lui-même.
Lire aussi : Jules Koundé lance sa marque de mode et ses créations s’arrachent à prix d’or !Après dix années consacrées au remboursement de ses dettes accumulées, Arditi considère cette époque comme révolue. Il définit les jeux d’argent comme une forme d’auto-punition. Il explique que les joueurs recherchent paradoxalement la perte plutôt que le gain, nourris par un vice qui ronge leur existence comme un cancer. Son témoignage demeure un avertissement sincère sur les dangers de ces pratiques.










