
Apolline de Malherbe, figure incontournable des écrans de RMC-BFM, anime quotidiennement plusieurs émissions en direct. Son engagement professionnel ne l’a jamais détournée de sa volonté de concilier carrière exigeante et responsabilités familiales auprès de ses quatre enfants. Malgré un rythme soutenu, elle ne changerait son métier pour rien au monde.
La journaliste a récemment livré des confidences poignantes dans La Tribune du dimanche. Elle s’est replongée dans ses souvenirs d’enfance en Auvergne, région où elle passait les étés en famille loin de l’agitation parisienne. Ces moments privilégiés au cœur des volcans auvergnats lui permettaient de s’éloigner de la pression médiatique inhérente à son environnement professionnel.
Apolline de Malherbe a évoqué son meilleur ami d’enfance, Régis, fils d’éleveur de vaches laitières. Nés à trois mois d’intervalle, ils s’adoraient et attendaient impatiemment l’été pour se retrouver. Cette amitié précieuse et profonde avait marqué toute son adolescence en Auvergne, créant des liens indestructibles avec la région et sa famille.
Malheureusement, Régis s’est ôté la vie l’année précédente, un événement tragique qui a profondément bouleversé Apolline de Malherbe. Elle qualifie cette disparition d’histoire tragiquement banale, révélant une réalité sombre du secteur agricole. Endeuillée, elle a pu se recueillir avec ses parents pour parler de lui et partager leur douleur commune.
Les agriculteurs français font face à une crise suicidaire alarmante. Les fermiers de 15 à 65 ans présentent un risque de suicide 30% supérieur aux autres professions. Entre 2010 et 2011, près de trois cents suicides d’agriculteurs ont été enregistrés en France. Ces chiffres témoignent d’une détresse profonde liée aux difficultés économiques et au poids de patrimoines familiaux transmis depuis des générations.
Les agriculteurs dissimulent souvent leurs problèmes, paralysés par la honte de voir s’effondrer une entreprise familiale ancestrale. Cette pression psychologique pousse certains à des comportements extrêmes. La stigmatisation et l’isolement social aggravent leur vulnérabilité face aux crises existentielles. La mort du père d’Apolline de Malherbe, survenue après celle de son fils, illustre les conséquences dévastatrices de cette spirale infernale touchant les familles agricoles.



