
Thomas Bangalter, anciennement membre de Daft Punk, change progressivement d’approche depuis plusieurs années. Il abandonne progressivement son anonymat mythique et se montre publiquement sous différentes formes. Quatre ans après la dissolution du groupe iconique, l’artiste explore de nouveaux projets en tant que musicien indépendant et cherche à se réinventer.
Récemment, Bangalter a marqué les esprits en se produisant à visage découvert lors d’un événement parisien avant la fermeture temporaire du Centre Pompidou. Cette apparition publique symbolise sa volonté de se présenter différemment au public. Son engagement croissant remet en question son rapport historique au mystère. Ces démarches constituent une rupture notable avec son passé professionnel.
Au-delà de la musique, Bangalter participe désormais au cinéma. Il apparaît dans le film “Chien 51” du réalisateur Cédric Jimenez aux côtés de Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos. Le réalisateur l’a approché non pour composer la bande sonore, mais pour interpréter un rôle d’acteur. Jimenez voyait en Bangalter l’incarnation parfaite d’un scientifique créateur d’intelligence artificielle, assassiné au début du film.
Jimenez envisageait Bangalter comme porteur d’une aura particulière, trouvant une correspondance symbolique intéressante. Le parallèle entre les Daft Punk et ce personnage lui semblait pertinent : comme les robots futuristes arrêtés par le duo, le scientifique du film voulait désactiver son invention. Cette résonance conceptuelle a guidé le choix du réalisateur.
Bangalter a accepté cette collaboration avant tout par amitié envers Jimenez. Les deux hommes se connaissent depuis longtemps, liés par une circonstance familiale particulière. Les enfants respectifs de Bangalter et Jimenez ont eu une relation adolescente. Bangalter a deux fils avec l’actrice Elodie Bouchez : Tara-Jay et Roxan. Jimenez est père de Gina et d’Orso. Ce lien personnel a solidifié leur amitié professionnelle.



