
Depuis maintenant trois années, le sort tragique d’Émile Soleil disparu au Haut-Vernet demeure enveloppé de mystère. Une nouvelle phase d’investigation pourrait survenir suite à la saisie de deux vélos appartenant à Maximin, oncle de l’enfant. Cette évolution des recherches ouvre de nouvelles perspectives sur cette affaire complexe.
Les représentants légaux d’Anne et Philippe Vedovini, grands-parents maternels du petit garçon, ont soumis diverses demandes complémentaires aux magistrats instructeurs d’Aix-en-Provence. Ces demandes incluent des analyses de téléphonie et témoignages supplémentaires. Leur conseil affirme que certains secteurs du village n’auraient pas fait l’objet d’explorations suffisantes lors des opérations précédentes.
Le procureur d’Aix-en-Provence avait indiqué que la piste familiale restait ouverte après examen des restes découverts en mars 2024. Les analyses ont révélé que l’enfant aurait subi un traumatisme violent impliquant probablement un tiers. Les interrogatoires du couple Vedovini et de certains de leurs enfants ont concentré l’attention médiatique l’année passée.
La famille Vedovini, résidant habituellement à La Bouilladisse dans les Bouches-du-Rhône, est reconnue pour ses convictions religieuses et son mode de vie traditionnel sous la direction de Philippe. Ses rapports avec le prêtre Claude Gilliot, qui avait célébré le baptême d’Émile, se sont considérablement détériorés suite au décès tragique.
Le clan reprochait au religieux d’avoir transmis des photographies aux médias, menaçant même de cesser sa participation aux offices. Philippe Vedovini aurait adressé des insultes au prêtre, lui déclarant après ses excuses par courrier : « Votre posture de clown clérical ne nous amuse plus », franchissant ainsi une limite relationnelle significative.



