Jack Lang face aux accusations Epstein, provoqué par Marine Le Pen

Annabelle Chesnu

Jack Lang, ancien ministre de la Culture et président de l’Institut du monde arabe, se trouve impliqué dans la controverse entourant Jeffrey Epstein. Son nom figure parmi les personnalités publiques citées dans les documents judiciaires américains récemment divulgués concernant le financier décédé.

Lang reconnaît avoir entretenu des relations passées avec Epstein, affirmant qu’à l’époque de ces échanges, rien ne laissait présager les crimes sexuels graves dont l’homme d’affaires était coupable. Le milliardaire américain s’était rendu coupable de multiples infractions : viols, trafic sexuel d’enfants, tortures et disparitions. Son complice, Ghislaine Maxwell, a été condamnée pour complicité.

La fille de Jack Lang, Caroline, a également été impliquée dans ce scandale. Elle figurait dans le testament d’Epstein avec un legs de cinq millions de dollars environ. Caroline Lang a démissionné de son poste au Syndicat de la production indépendante suite à ces révélations. Une décennie auparavant, elle avait cofondé une société offshore avec Epstein aux îles Vierges.

Marine Le Pen et Louis Aliot, bien que mentionnés dans les archives, n’ont aucun lien direct établi avec les crimes d’Epstein. Leurs noms apparaissent uniquement en raison de discussions concernant le financement des campagnes électorales du Rassemblement national pour les européennes 2019.

En 2011, Marine Le Pen avait provocativement défié Jack Lang de concourir dans sa circonscription aux législatives du Pas-de-Calais. Elle le décrivait comme incarnant les élites et l’échec économique. Lang avait catégoriquement refusé de se présenter, mettant fin à cette confrontation politique annoncée.

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