Artus révèle sans détour les aspects intimes de son existence à trente-cinq ans et ses craintes profondes

Annabelle Chesnu

À trente-cinq ans, l’acteur Artus aborde sans détour son rapport à la corporéité dans le film La Pampa, réalisé par Antoine Chevrollier. Ce long métrage, prévu pour février 2026, met en scène un personnage homosexuel confronté à des moments d’une grande intimité.

Le comédien se montre transparent concernant les scènes délicates du film. Il affirme n’éprouver aucune gêne face à son propre corps ni face à l’idée d’embrasser un homme à l’écran. Pour lui, l’authenticité prime sur le jeu de comédie. Selon ses déclarations, simuler une tendresse physique se voit immédiatement et perd toute crédibilité auprès du spectateur.

Son apparence physique a considérablement impacté sa trajectoire professionnelle. Dans Le Bureau des légendes, un rôle décisif pour son accès au cinéma, le scénario était entièrement construit autour de son surpoids. Il reconnaît qu’en l’absence de ces kilos supplémentaires, il n’aurait pas pu obtenir cette opportunité. Des expériences similaires se reproduisent dans d’autres productions.

Artus souligne la constante surveillance à laquelle sont soumises les personnes en surpoids. Au restaurant, chaque bouchée fait l’objet d’un jugement silencieux. Une salade provoque des commentaires mentaux sur un régime supposé. Les frites génèrent des accusations implicites de responsabilité. Ces regards critiques intensifient considérablement les interactions sociales ordinaires.

Durant son enfance, notamment grâce au rugby, il se sentait intégré au groupe social. Son arrivée à Paris pour étudier l’art dramatique a marqué un tournant cruel. Des regards scrutateurs l’ont jaugé instantanément. Cette expérience l’a confronté à une réalité difficile : la perception physique détermine souvent la manière dont les autres nous considèrent.

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