
Écrit par Romain Mazzotti
Blanche Gardin a connu une trajectoire professionnelle remarquable depuis ses débuts au Jamel Comedy Club en 2006. Elle a décroché un rôle dans la série Working Girls en 2012, puis remporté le Molière de l’humour en 2018 et 2019 pour ses spectacles de stand-up. Sa série La Meilleure Version de moi-même, diffusée sur Canal+, a également marqué les esprits. Cependant, son succès contraste fortement avec les épreuves qu’elle a traversées.
L’humoriste de 48 ans est issue d’une famille d’intellectuels de gauche, fille de traductrice et de professeur de linguistique. Alors que son environnement familial prédisposait à des études académiques, elle a choisi la rébellion. Entre 13 et 18 ans, elle a vécu une période chaotique, marquée par des crises de mélancolie intense, une apathie totale et des conduites à risque.
À 17 ans, Blanche Gardin a connu sa première fugue avec une amie dans des circonstances tragiques. Elle raconte qu’elles avaient envisagé le suicide ensemble. Le lendemain, son amie l’a appelée pour passer à l’acte, et elle n’a pas osé refuser. Les deux jeunes filles se sont retrouvées à Amsterdam, abandonnées à elles-mêmes.
Durant neuf mois en Hollande, elle a fréquenté des punks à chien. Elle se souvient que son père est venu la chercher en avril 1995, la trouvant dans un état déplorable. Le personnel hôtelier l’a refusée en chambre, la prenant pour une toxicomane prostituée. Cette période illustre la profondeur de sa détresse adolescente.
Lire aussi : Virginie Efira partage ses secrets de beauté et révèle ses soins sur mesure !Depuis 2024, Blanche Gardin fait face à un boycott médiatique et culturel suite à sa participation à la soirée Voices for Gaza. Elle avait déclaré dans son sketch être devenue antisémite depuis le 7 octobre. Cette blague a eu des conséquences graves : menaces de viol et de meurtre, appels téléphoniques depuis Israël, tags sur sa porte et agression de son frère.










