
Écrit par Romain Mazzotti
Depuis le succès phénoménal de l’album Civilisation, écoulé à plus d’un million d’exemplaires, le rappeur caennais Orelsan traverse une période moins glorieuse. Son retour médiatique montre des signes d’essoufflement malgré des ventes respectables. Son nouvel album ne rivalise pas avec ses précédents records, tandis que son projet cinématographique Yoroï reçoit un accueil lukewarm du public.
Le virage majeur de sa carrière a coïncidé avec un changement stratégique décisif. Orelsan a quitté son label indépendant pour Sony Music France. Selon le quotidien Le Parisien, ce transfert s’est négocié pour un montant record de quinze millions d’euros, incluant une prime d’accueil de trois millions. Sony Music lui proposait notamment la liberté de diversifier ses projets artistiques au-delà de la musique.
C’est dans cette optique d’expansion créative qu’Orelsan a développé son ambition cinématographique. Dix années après son premier long-métrage Comment c’est loin ayant attiré 244 633 spectateurs, l’artiste envisageait un projet plus grandiose. Yoroï s’inscrit comme une fable explorant la popularité et ses effets sur la santé mentale, tourné au Japon.
Le film a bénéficié d’un budget imposant de 14 millions d’euros selon le CNC. Bien qu’Orelsan n’ait pas réalisé le projet, il a co-signé le scénario et interprète le rôle principal. Sony Pictures France a misé sur sa célébrité en distribuant le film dans 363 salles, plus du double des 153 salles réservées à son premier film.
Lire aussi : Virginie Efira partage ses secrets de beauté et révèle ses soins sur mesure !Cependant, cette expansion n’a pas généré l’enthousiasme escompté auprès du public. Le dernier album d’Orelsan affiche des chiffres que beaucoup d’artistes envieraient, mais pâtit inévitablement de la comparaison avec Civilisation. Le public, habitué à l’excellence, juge plus sévèrement toute baisse de performance. La gestion de cette pression grandissante contraste radicalement avec les défis rencontrés à ses débuts.










